créée le 16 mars 2003 et mise à jourr le 19 mai
2009 
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IMAGES DE
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HISTOIRE
CHRONOLOGIQUE DE LA MARQUE
I M P
E R I A L
(chaque
photo mène au descriptif de la voiture en cliquant
dessus)
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LES
MODELES <<CHRYSLER
IMPERIAL>>
- 1926 :
La première IMPERIAL ou plutôt
CHRYSLER Imperial voit le jour La production
s'établit à 9114 modèles
(roadster, phaéton, sedan etc..) à
confronter aux 72 000 Chrysler « normales
». Elle ne pouvait se comparer aux
prestigieuses Packard, Cadillac ou Lincoln : il
lui manquait déjà 2 cylindres et
son prix était relativement
abordable.
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- 1928 :
le moteur est porté à 309 CI
(5080 cm3) et la puissance à 112 ch.
- 1929 :
la gamme fut restylée et peu
modifiée
- 1930 :
dernière année des six
cylindres Imperial
- 1931 :
elle est souvent considérée
comme la plus belle Imperial jamais construite,
ceci en carrosserie «usine».
Motorisée par un énorme 8
cylindres en ligne de 385 CI (6300 cm3) et
habillée par le carrossier attitré
de Chrysler, par force aussi puisque WP Chrysler
l'avait racheté..
- 1933 :
Custom Imperial série CL seront les
derniers « dinosaures » des
années folles, vendus à une
élite fortunée et insouciante mais
qui n'avait pas assez de dollars pour s'acheter
une V16 Cadillac ou une «Duesie».
Chrysler présente en 1933 une nouvelle
série, encore réduite en
dimensions, la série CQ : empattement de
126 inches et moteur de 299 CI (108ch). Son prix
était environ le tiers d'une Custom
Imperial! Son existence fut
éphémère : moins d'un an
après sa présentation un
bouleversement attendait le public : l'Airflow !
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exemples de
<<Chrysler Imperial
Airflow>>
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- 1934 :
En 34 apparait le style "Airflow" chez Chrysler,
très controversé et en fait trop
en avance pour l'époque. Bien sûr
le haut de gamme Imperial (série CU, CV,
CX, CW) en profite, sous forme de sedan et de
limo, toutes avec des 8 cyl en ligne de 299 ou
325 ci. .Dès 1937 ce style est
abandonné en modèle Imperial, on
reveindra à des formes plus en rapport
avec le goût du public. Les Chrysler
Imperial "avant guerre" sont de lourdes
machines, confortables, destinées aux
rares clients dédaignant Lincoln et
Cadillac.
- 1946
:
L'après
guerre voit le modèle Imperial
proposé uniquement en limousine ou sedan
sur empattement long (145,5 in), les
emboutis de carrosserie conservant ceux des
NewYorker. Ces modèles sont
appelés "Crown Imperial" et ce nom
perdurera jusque dans les années 60 pour
désigner les versions "longues". En 1949,
apparition d'une sedan "normale" en fait une NY
haut de gamme
- 1950 :
les Crown Imperial disposent de série de
freins à disques (les 1° au monde),
du moteur "Hemi", de vitres"électriques",
etc.. Mais pas de réelle
boîte auto
- 1952 :
sont quasiment identiques aux 51: toujours la
boîte semiauto. Par contre, disparition du
cabriolet après un an d'existence (il
reviendra en 1957). Comme en 1951 le catalogue
propose un coupé sans montant
inspiré des Newport de 1950. Les versions
"longues" Crown Imperial disposent en
série de la direction et freins
assistés. Nouvelle option : la clim "air
temp" (dont le compresseur fonctionne en
permanence !!) voir un modèle 1954 et
noter la taille de la poulie
compresseur,
toujours en
nouvelle option les vitres teintées
"Solex".
- 1953
:
il faudra
attendre le milieu de l'année 53 pour
voir la première boîte
réellement automatique, la Powerflite
à 2 vitesses...
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INDEPENDANCE
ET CREATION DE LA MARQUE <<IMPERIAL>>
1955 / 1975
- 1955 :
est une date symbolique pour la Chrysler Corp.
En effet, aux 4 marques connus (Chrysler,
DeSoto, Dodge et Plymouth) vint s'en ajouter une
cinquième: IMPERIAL. Finie la
sous-série de prestige de Chrysler,
terminés les emboutis communs, et place
à la concurrente directe de Cadillac et
Lincoln. Et comme une bonne nouvelle n'arrive
jamais seule, la Chrysler corporation
dévoile les premiers modèles
conçus par Virgil Exner, les lourdes
caisses de 1954 laissent place à une
superbe automobile, dérivée des 3
fameux "parade phaëtons", première
oeuvre d'Exner. on retrouve les arches de roues,
les flancs sculptés ainsi que de petites
touches prises sur les "show cars": feux AR
posés sur les ailes (vus sur les K310 et
d'Elegance) qui deviendront une tradition durant
10 ans. Côté mécanique, pas
de problème: le "Hemi" de 331 CI
(même cylindrée que Cadillac)
accouplé à une boîte auto
Powerflite à 2 vitesses n'a aucun mal
à entraîner les 2 tonnes de la
voiture. Et vendue 141 $ de plus qu'une Cad'
Sixty Special pour bien montrer qu'il ne s'agit
pas d'une Chrysler luxueuse...
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- 1956 :
elles peuvent s'enorgueillir d'être de
véritables « classiques ».
Exner ne modifie en rien la ligne
générale mais allonge la voiture
(+ 7,5 cm d'empattement et +17 cm en longueur,
Cad' et Lincoln sont battus..) et surtout hausse
les ailes arrières en ailerons, le
début d'une ère qui conduira
Detroit aux pires excès. Excepté
des visières de phares la partie avant
reste inchangée. Sous le capot, le «
FirePower » passe à 354 CI et gagne
30 ch. Un nouveau gadget commande la boîte
: 4 (ou 5) boutons poussoirs et un câble
remplacent l'étrange levier des 55. Ce
système perdurera jusqu'en 1963. La gamme
restreinte de 1955 s'étoffe avec la
présentation d'une berline sans montants
(5 ans après la GM ...) qui s'appelle
Southampton. Le coupé sans montant perd
son appellation Newport et devient lui aussi
Southampton, terme utilisé les
années suivantes chez Imperial pour tous
les modèles sans montant. Les
modèles 8 passagers 1957 : elles ont
complètement chamboulé
l'omnipotence du design GM, pare-brise
panoramique, des chromes à gogo et des
tics propres à H. Earl. « Suddenly
it's 60 » n'est pas un slogan lancé
en vain
Virgil Exner (dès 1955)
veut frapper un grand coup
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- 1957 :
inspiré par l'Europe (et surtout
l'Italie), il va véritablement sculpter
des voitures basses, élancées, aux
ailerons impressionnants et parfaitement
intégrés ; l'utilisation de barres
de torsion va permettre d'abaisser les voitures
de près de 10 cm. et d'aligner capot et
ailes. De plus ce système va
formidablement améliorer le comportement
de la voiture même si les roues de 14 in.
limitent la taille des tambours et de fait la
qualité du freinage. Rapidement la
calandre 4 phares est légalisée
partout et la fausse roue de coffre « Flite
Sweep Deck lid » connaît un franc
succès. Le Hemi est de nouveau
re-alésé et passe à 392CI.
Le tableau de bord, habillé d'aluminium
anodisé, est entièrement revu,
avec 2 énormes compteurs sous
visière. Pour la 1° fois depuis 52,
un convertible est proposé. Quant aux
Crown Imperial (les limousines), c'est Ghia en
Italie qui va s'en occuper en recevant un kit
qu'il doit re-expédier assemblé et
quasiment fini. Toujours est-il que les ventes
d'Imperial explosèrent : 37 557
exemplaires, dépassant même
Lincoln. Ce sera la 1° et la
dernière fois
Il n'y aura qu'une
fois plus d'Imperial sur les routes, en 64 avec
les caisses « Engels ». Mais ceci est
une autre histoire
- 1958 :
ce fut une très mauvaise année
pour l'automobile américaine: on ne
pouvait chaque année "vieillir" les
modèles précédents afin de
vendre des "nouveaux", les acheteurs ne
pouvaient suivre ce rythme. Les Imperial 58
n'offrent en fait que peu de modifications. Au
niveau mécanique, le 392 gagne 25 ch
grâce à un taux de compression
relevé et un arbre à cames
retravaillé et les cache culbuteurs sont
maintenant estampillés "Imperial" au lieu
de "Chrysler Firepower" et l'Auto Pilot soit le
premier Cruise Control
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- 1959 :
L'histoire et les cahiers d'écoliers ont
retenu la Cad' 59, pas l'Imperial. Dommage !
Donc, après une mauvaise année 58,
Imperial se doit de modifier l'aspect de ses
voitures mais sans utiliser des millions de
$
on modifie l'avant, on rajoute du chrome
ou de l'inox (le temps veut ça) et
basta..Exit le 392, bienvenu au 413 Wedge
(chambres de combustion en " coin "). Ce moteur
fera d'ailleurs les beaux jours des premiers "
muscle cars " avec ses versions Max Wedge dans
les années 61..64. Toujours est-il qu'il
motorisera les Imperial jusqu'en 1965. Les Crown
Imperial Ghia seront les seules voitures
Chrysler 59 à conserver le 392
hemi
- 1960 :
les modèles sont inclassables, une
étape intermédiaire entre la
lignée des 57..59 du "Forward Look" et
les néoclassiques 61..63. Le traitement
de la calandre et des ailerons donnent à
la voiture une ligne surprenante : lourd
pare-chocs en V avant remontant sur les
côtés et grille
trapézoïdale lui donnent un regard
étrange. Les ailerons cassent la ligne
pure des années
précédentes
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- 1961 :
tout le monde connait cette audacieuse partie
avant avec les phares détachés de
la voiture et "posés" sur les pare-chocs.
Cete particularité en entraine une autre:
les ailes AV sont intégrées
à la calandre et ne sont plus
démontables indépendamment. Pour
le reste, la grille est relativement simple et
le pare-choc repasse à l'horizontale A
l'arrière, les ailerons deviennent
impressionnant, en taille comme en forme, et
accueillent dans leur retour les feux
"microphone". Les flancs sont
décorés d'une épaisse
baguette inox. A l'intérieur, la planche
de bord devient sidérale avec un compteur
linéaire entouré
d'invraisemblables protubérances ovales
abritant les commandes de boîte et de
chauffage/clim, le tout derrière un
volant quasi rectangulaire.On peut
considérer que les 61 sont
l'apothéose du style Exner, pour le
meilleur et le pire ! Exner-Chrysler va livrer
un baroud d'honneur en proposant des ailerons
inimaginables (Imperial), des formes
torturées (Dodge, Plymouth) et un style
pour le moins discutable (Chrysler, Dodge Dart).
Il faut noter la disparition des "sedan", les
berlines n'étant plus disponibles qu'en 4
portes Southampton
- 1962 :
on "rasera" tout ce qui dépasse au grand
désapointement d'Exner qui parlera de
"poulets déplumés"
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L'APRES
VIRGIL EXNER
- 1963 :
conserve encore quelques traits d'Exner, les
phares séparés par exemple. Mais
déjà l'influence du "transfuge" de
Ford apparait: finis les feux Ar posés
sur les ailes, caractéristiques des
Imperial depuis longtemps, même si la
"séparation" feux / carrosserie a
varié suivant les années.
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- 1964 :
En fait les Imperial 64 sont bien l'oeuvre
d'Elwood Engels, qui a dessiné d'ailleurs
les Continental 61. L'influence est
évidente, même si un embryon de
"continental kit" apparait sur le
coffre.
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1964
CROWN Convertible
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- 1965 :
et jusqu'à 1968, elles conservent ces
lignes épurées et plutôt
"géométriques" , tout comme
d'ailleurs le chassis séparé,
singularité des Imperial car depuis 1960
le groupe Chrysler est passé au
"monocoque".
- 1968 :
dernière année du convertible,
avec 474 exemplaires seulement, le jeu n'en vaut
plus la chandelle et les clients
préfèrent la clim !
- 1969 :
voit une nouvelle carrosserie "fuselage styling"
ou CocaCola bottle" , abandon du châssis
séparé, capot interminable et
calandre englobant tout l'avant de la voiture.
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- 1970 :
Les phares seront dissimulés sous des
trappes, ceci perdurant jusqu'à la fin
des Imperial.
- 1974 :
une calandre à la Rolls (c'était
la mode, voir Lincoln..) est installée
sur un avant aux lignes brisées et
sûrement peu inspirées...Les
derniers "dinosaures" des seventies, près
de 5,90 m de longueur, un moteur de 7,2 L
à la puissance ridicule (215 ch) meurent
aussi, victime de la crise mais surtout de
l'indifférence du public vis à vis
d'une marque qui n'a jamais pu ou su imposer son
nom, restant toujours des "Chrysler" dans le
grand public !
- 1975 :
Le 12 juin la dernière Imperial LeBaron
quitte l'usine de Jefferson Avenue.A noter que,
au monogramme près, les Chrysler
NewYorker Brougham 1976 sont identiques aux
Imperial 1975 ... Le client a toujours raison
!
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RETOUR
AUX MODELES <<CHRYSLER
IMPERIAL>>
- 1981/1983
: Chrysler va exhumer le nom Imperial en 81 pour
baptiser son nouveau coupé haut de gamme
"à la Seville" : Cadillac avec sa
Seville, à l'arrière sinon
esthétique du moins original, caracole
toujours en tête des modèles "de
prestige" et ce n'est pas la Chrysler NewYorker
qui va la concurrencer. Voici donc la Chrysler
Imperial 1981, avec un V8 318 "fuel injection"
s'il vous plait(qui d'ailleurs ne laissera pas
que des bons souvenirs aux mécanos..):
calandre verticale, phares cachés,
arrière tronqué avec malle
apparente, Chrysler se voyait déjà
en tête des ventes, surtout que Monsieur
Sinatra vantait les mérites de cette auto
et proposait même à ses fans une
version spéciale "Sinatra package" avec
les oeuvres du maître en cartouches 8
pistes. Le pauvre Franck fut sûrement
décu du peu d'empressement des clients
à commander cette merveille: 7225 ex. en
81 , Cadillac n'a pas tremblé.. Chrysler
insista en 82 (2329 ex.) et en 83 (mais sans
Sinatra..), 1427 exemplaires ! Fin de
l'épisode !
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- 1990/1993
: peut-on vraiment appeler ces
modèles "Imperial" tant en fait ils ne
sont que des NewYorker "upgradés" !
Chrysler n'en est plus à un
sacrilège près en affublant du
prestigieux nom d'Imperial une NewYorker
rallongé de 10 cm. Et en plus avec un V 6
!! Ce n'est pas la liste des équipements
de série (ABS, sièges à
mémoire,cuir etc..) qui autorise cette
usurpation d'identité ! Enfin, certains
adorent, surtout pour le nom .. Si vous aimez
les berlines (eh oui, elle n'existe qu'en 4 p
à la lunette Ar bien verticale) qui
mesure 5,15 m de longueur (soit 75 cm de moins
qu'une Imperial des '70s..) et un moteur de 3,3
L de 147 ch, n'hésitez pas, vous passerez
quasiment inaperçu, les rares remarques
seront "Super votre Cadillac ! "
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